Conseiller conjugal - Saint-Gratien (95210)

De la thérapie individuelle à la thérapie de couple, il n'y a qu'un pas à franchir mais pour autant il est bien nécessaire de séparer les deux. Si la thérapie individuelle  est dédiée davantage à l'analyse des fonctionnements psychiques de la personne, la thérapie de couple, elle, se focalise en priorité sur la relation en tant que telle : la dynamique du couple, ses codes, son fonctionnement, le rôle de chacun, les règles explicites et implicites, etc.

L'objet de la thérapie de couple est donc de s’intéresser au couple en tant que tel et non aux partenaires pris individuellement. C'est d'ailleurs pour cette raison, qu'il est parfois nécessaire de réorienter l'un des conjoints vers un psychologue ou un psychiatre avant de traiter le couple lui-même.

Tous les couples en difficulté doivent-ils consulter ?

En général, une thérapie de couple est souvent demandée par l'un des deux conjoints mais rarement suivi de faits par des raisons diverses et variées propres au couple et à son mode de fonctionnement. Heureusement, la grande majorité des couples traverse des tempêtes et des crises sans pour autant avoir besoin d'une thérapie et ils s'en sortent très bien !

La thérapie de couple est plutôt nécessaire quand la situation devient impossible à vivre et que le couple ne trouve plus de leviers pour interagir effacement ensemble afin de trouver une solution. Dans ces conditions, une aide externe s'avère précieuse et fortement conseillée. 

Il serait erroné de penser que tous les problèmes de couple proviennent de troubles individuels qui rejaillissent sur la relation. Ils n'est pas rare de rencontrer des couples vivant des crises profondes alors que les deux conjoints sont parfaitement équilibrés. Dans ces conditions, les troubles sont bien liés au mode d'interaction ou de communication au sein du couple comme par exemple, une certaine lassitude de l'autre, des rapports sexuels de plus en plus éloignés voire inexistants, la banalisation du quotidien, le manque de projets en commun, un environnement extérieur professionnel trop prenant et interférant dans l'unicité du couple, etc. 

On constate souvent que les couples ont tendance à confondre les causes et les effets. C'est d'ailleurs ce qui est le plus difficile à faire comprendre surtout quand l'effet porte atteinte à l’intégrité du couple (l'infidélité par exemple).

 

La dépression d'un des conjoints  est bien souvent ressentie par l'autre comme l'origine de tout les maux de leur couple alors qu'elle n'est en fait qu'une conséquence. Il appartient donc au thérapeute conjugal de donner les éléments de réflexion qui permettront aux partenaires de changer de point de vue et d'ouvrir leur champ de réflexion.

  

En les aidant à identifier les forces inconscientes et en proposant des grilles de lecture différentes de leur situation de crise, le couple aura alors tout le champ libre pour construire une nouvelle dynamique et repartir du bon pied.

Quelles sont les difficultés majeures rencontrées ?

Elles sont nombreuses mais aucune n'est insurmontable. La principale est sans doute celle qui montre un décalage de motivation entre les conjoints. L'un(e) est clairement moteur et souhaite trouver une solution quitte à faire une démarche thérapeutique personnelle, l'autre a une démarche beaucoup plus aléatoire et n'attache que peu d'importance à régler quoique ce soit.

 

Dans les cas les plus difficiles, il peut même y avoir des motivations contraires : l'un fait sont possible pour arranger la situation alors que l'autre veut y mettre un terme. Dans ces conditions, il n'est pas rare qu'un l'un deux deux 'utilise' les séances pour précipiter la fin de la relation et essayer que le thérapeute se rallie à sa cause. 

C'est bien là que doit se placer tout le professionnalisme du thérapeute pour identifier ces motivations conscientes ou inconscientes et les mettre à jour pour tendre vers un dénouement aussi harmonieux que possible.